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lundi 6 avril 2009

Parapharmacie : 50% des ventes hors du circuit officiel

12 pharmaciens envisagent d’attaquer Marjane en justice : l’enseigne a décidé d’implanter des rayons spécialisés dans la parapharmacie dans ses magasins.
La loi confère le monopole de la commercialisation aux officines mais elle n’est pas respectée.
Un marché juteux : le chiffre d’affaires atteint 450 MDH.

Nous le relations dans la rubrique «En direct» de notre précédente édition (www.lavieeco.com) : le torchon brûle entre les douze pharmaciens installés dans les galeries commerciales des hypermarchés Marjane et la direction de cette enseigne. Les premiers ont décidé de saisir la justice pour concurrence déloyale parce que l’enseigne a décidé de monter des rayons consacrés à la parapharmacie dans ses différents magasins.
De manière générale, la profession, qui a récemment tenu plusieurs réunions avec la Santé, son département de tutelle, interpelle le ministère pour une modification de la législation parce qu’elle estime que la distribution des produits parapharmaceutiques se caractérise par une anarchie totale. Il s’agit précisément du dahir 17-04 relatif au code de la pharmacie qui, entre autres, définit le médicament et organise sa distribution. Dans son article 4, le dahir définit les produits parapharmaceutiques à indication thérapeutique, même s’ils ne contiennent pas de substances vénéneuses, comme des médicaments. De ce fait, sont automatiquement intégrés sur la liste les dermo-cosmétiques car ils sont prescrits par le dermatologue et ont un effet thérapeutique. On peut citer notamment les anti-rides (contenant du collagène, botox...) et les produits anti-acné. Les compléments alimentaires sont également, selon le même texte, des médicaments car, au Maroc, ces produits ne servent pas comme compléments vitaminiques autant qu’ils sont prescrits en appui à des traitements notamment en cas de pathologies chroniques lourdes, pour corriger une carence. «Ce sont donc des médicaments», précisent les pharmaciens. Il en est de même pour certains consommables et appareils utilisés en traumatologie, qui contiennent parfois des antibiotiques. Partant de cette définition, le législateur a donc institué, dans l’article 30 de la loi 17-04, le monopole de la distribution de ces produits au profit des pharmaciens.

Une partie du circuit échappe au contrôle
En clair, c’est le non-respect de la définition des produits parapharmaceutiques fixée par la loi 17-04 par les boutiques spécialisées et certains grossistes qui est donc à l’origine de cette anarchie. En effet, si, dans d’autres pays, la parapharmacie porte essentiellement sur les produits dermocosmétiques, au Maroc il y a, explique un pharmacien de Casablanca, une confusion dans la mesure où la gamme des produits vendus en parapharmacie est plutôt large. Sont également proposés dans les mêmes espaces des consommables et des compléments alimentaires. «Cette confusion gêne fortement les pharmaciens et les empêche de développer leur activité de parapharmacie», déplore-t-on. La situation est aggravée par la multiplicité des distributeurs. En plus des officines et des boutiques spécialisées, les produits parapharmaceutiques sont commercialisés directement par les grossistes ainsi que par des parfumeries et même des drogueries. Il n’existe donc aucune traçabilité dans ce circuit qui échappe totalement au contrôle des inspecteurs de la direction de la pharmacie et du médicament (DPM), alors que les pharmacies et les laboratoires sont strictement surveillés comme le stipule la loi. Pour la profession, l’absence de contrôle est un recul de la nouvelle loi puisque l’ancien dahir de 1960 relatif à l’exercice de la pharmacie prévoyait le contrôle de toute structure commercialisant les médicaments.
Outre le non-respect des textes, la liberté des prix de la parapharmacie, contrairement aux médicaments, explique l’anarchie dénoncée. Plusieurs pharmaciens de Casablanca et Rabat, notamment, signalent que les grossistes et les boutiques spécialisées affichent des prix inférieurs de 25 à 30 % à ceux des officines. Ce qui explique, toujours selon ces mêmes sources, la baisse de 50 % du chiffre d’affaires de la parapharmacie dans les officines. Notons que pour celles qui sont situées en centre-ville, ces produits représentent 20 à 25% du chiffre d’affaires, tandis que dans les quartiers populaires, cette part atteint seulement 5 %. Il y a donc des opportunités sur cette niche qui pèse 450 MDH dont la moitié réalisée par le circuit non autorisé.

mercredi 1 avril 2009

Gaz: Respol négocie l'exploitation du gisement découvert au large de Larache

Gaz: Respol négocie l'exploitation du gisement découvert au large de Larache L'Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) s'est fendu lundi, dans la soirée, d'un communiqué laconique où il confirme la découverte de deux réservoirs de gaz naturel dans la région. Mais l'Onhym s'est interdit d'avancer des chiffres quant au potentiel du gisement ou de commenter ceux avancés par ses trois partenaires, le groupe pétrolier hispano-argentin «Repsol YPF», le gazier espagnol «Gas Naturel» et le britannique Dana. Ces derniers sont d'ailleurs à l'origine de l'annonce de ces découvertes évaluées à 100 milliards de pieds cubes. Un gisement qualifié de «très important» par des experts. «Nous avions l'information depuis une semaine, mais les autorités tentaient de noyer le poisson. Mais il semble que des gisements importants se confirment au Maroc», confie un professionnel de la place. Toutefois, si l'importance du gisement est réelle, son exploitation commerciale n'est pas encore claire. Et sur ce volet, les partenaires de l'Onhym se sont passé le mot : prudence. Il n'en demeure pas moins qu'un recoupement d'informations révèle la préparation d'une opération stratégique. Ainsi, selon le pétrolier espagnol, une demande sera présentée officiellement à l'Etat marocain pour prolonger son contrat. «Nous cherchons a étendre notre licence d'exploration au Maroc pour procéder à de nouveaux travaux de recherche», nous a déclaré depuis l'Espagne Kristian Rix, directeur médias à l'international de la société Repsol. «C'est la procédure habituelle que suivent les opérateurs. Le permis de Repsol devait prendre fin prochainement. Et pour exploiter le gisement, il lui faut une licence d'exploitation de plus de 10 ans au minimum», nous explique un expert en énergie.

Du côté de l'Office national des hydrocarbures et des mines, on affirme que des négociations sont en cours avec les différents partenaires pour connaître l'issue de cette découverte. Par extension de la licence d'exploration, le responsable de Repsol entend la transformation du permis de prospection, détenu par l'Espagnol, en «concession». La seule volonté de Repsol d'aller vers une concession témoigne du «sérieux» de la chose, nous explique notre source. Il reste cependant à déterminer le potentiel commercial. Et sans entrer dans le détail du communiqué de l'office marocain, il s'agit d'un calcul d'épicerie où les compagnies pétrolières doivent définir le coût d'extraction et les marges qu'ils peuvent en tirer. Si ces marges sont concluantes, la vente peut commencer. «D'autres études sont nécessaires pour calculer la réserve et l'étendue delà découverte», explique Kristian Rix, de Repsol. Selon ce dernier, ces études prendront quelques mois de plus. Pour l'Onhym, la prudence est de mise. On annonce que les études ne vont pas se faire dans l'immédiat. «Les tests risquent d''endomrnager les réservoirs», précise l'Office. Dans un communiqué officiel, l'Onhym dit que pour «des raisons de sécurité» et pour «une meilleure planification de l'appréciation du potentiel de ces deux réservoirs», il a été décidé de suspendre momentanément les travaux pour mener au cours des six prochains mois les études technico-économiques complémentaires nécessaires a une «appréciation optimale du potentiel de ces deux réservoirs». Ces décisions ont été prises lors de la «dernière réunion» du comité de direction du partenariat ONHYM-Repsol YPF, Gas Naturel et Dana Petroleum. Aucune précision n'a été avancée quant à la date de cette réunion. Vous l'avez donc compris, l'Etat préfère tempérer le temps de s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un deuxième «bluff», après le fiasco de «Lone Star», à Talsint

La crise menace les transferts d'argent vers le Moyen-Orient et le Maghreb :

Les transferts d'argent effectués par les ressortissants du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord vers leur pays d'origine risquent "à moyen terme" de refluer sous l'effet de la crise économique, selon une étude de Standard and Poor's publiée mercredi.

L'institut prédit "un possible ralentissement des transferts d'argent vers les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient en raison de l'impact négatif du ralentissement économique sur les revenus des travailleurs à travers le monde". Le scénario central retenu par SP table ainsi sur une réduction de ces transferts "comprise entre 5 et 10%" en 2009 pour la Tunisie, l'Egypte, le Liban, la Jordanie et le Maroc.

Pour ces cinq pays, l'étude rappelle l'importance des transferts d'argent dont le montant total s'est élevé à 20,4 milliards d'euros en 2008, pesant ainsi 5% du PIB en Tunisie et en Egypte et plus de 20% du PIB au Liban.

Les transferts d'argent constituent notamment "une source significative" d'investissement dans l'immobilier et contribuent "à l'accumulation de réserves de change et à la stabilité de la monnaie", note SP, qui relève également que ces mouvements de fonds représentent "une importante source de revenus" pour les familles qui en sont les destinataires.

D'après l'étude, les balances extérieures du Liban et la Jordanie sont les plus susceptibles d'être "affectées" par un reflux, tandis que celles du Maroc, d'Egypte et de Tunisie seraient "relativement moins exposées".

SP considère toutefois que l'impact d'une chute des transferts d'argent sur la note souveraine des Etats concernés serait "probablement négligeable" et rappelle que les notes de ces cinq pays sont actuellement placées en perspective stable.

Air Arabia compte s’installer au Maroc d’ici mai



© Air Arabia
Le calendrier a été légèrement repoussé. Air Arabia a annoncé le 31 mars que l’ouverture de son hub de Casablanca devrait avoir lieu au mois de mai.

Elle était initialement prévue pour la fin du mois de mars.

La compagnie low-cost, basée à Sharjah, a révélé que les appareils étaient prêts à prendre place sur leur base marocaine et à débuter leurs opérations. Cependant, quelques problèmes logistiques restent à régler et devraient l’être d’ici fin avril ou début mai.

Le but d’Air Arabia est que sa filiale marocaine exploite entre vingt et vingt-cinq appareils vers une soixantaine de destinations d’ici cinq ans.

Elle souhaite que la jeune compagnie, créée par un joint-venture avec Regional Air Lines, ait un rayon d’action englobant l’Afrique du Nord et l’Europe.